samedi 12 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #6

Le son Grunge dont j’étais devenu friand ne se limitait pas à la scène de Seattle. Les Smashing Pumpkins ont produit un des meilleurs albums de l’époque avec Siamese Dream. Capable de composer aussi bien des morceaux énergiques (Cherub rock) que mélodiques (Today) et de ballades acoustiques grandiloquentes (Disarm), Billy Corgan m’impressionnait aussi par sa capacité à shredder (Geek U.S.A.), chose peu commune dans le Grunge. Je suis aussi particulièrement friand du jeu de Jimmy Chamberlin, batteur de formation jazz.


 

vendredi 11 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #5

Toujours dans mes années collège, place à ma découverte du grunge. Bien évidemment à l’époque tous les ados étaient branchés à fond Nirvana. Pour ma part je n’ai jamais aimé. Je me souviens aussi d’un ami qui connaissait un fan d’Alice in Chains qui pouvait me prêter n’importe quel album du groupe. “Acoustique ou électrique ?” m’a-t-il demandé. J’ai répondu électrique et me retrouvait avec “Dirt” auquel je n’ai pas accroché sur le moment. L’histoire aurait pu être différente si j’avais dit acoustique puisque les EP “Sap” et “Jar of Flies” sont deux chef d’œuvre dont je ne me lasse pas. Et puis il y avait Pearl Jam. Kurt Cobain venait de se suicider et le groupe d’Eddie Vedder sortait “Vitalogy”, un album plus ardu et expérimental où il s’auto-sabordait volontairement, dépassé par le succès mondial phénoménal de la scène alternative de Seattle. Pas l’entrée en matière la plus évidente pour un newbie en musique donc. L’album m’avait quand même assez plu pour en faire une copie cassette. Mais c’est en découvrant leur premier disque “Ten” que je trouvais ma référence grunge absolue. Quatre tubes qui sont de véritables hymnes “Alive”, “Jeremy”, “Even Flow” et “Black” plus 7 autres morceaux de très haute volée. Pas un seul moment faible sur cette galette !


 

jeudi 10 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #4

Toujours dans ma découverte du hard au collège, voici un autre album que je trouve parfait du début à la fin. Sur “Pornograffitti”, Extreme opère une fusion parfaite entre le monde du metal et celui de la funk. Ce mélange de genre particulièrement à la mode à l’époque, qu’on appelait la fusion, était un de mes styles musicaux préférés comme l’attesteront certains de mes prochains choix.


 

mercredi 9 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #3

Pendant mes années collège (1992-1995) deux genres musicaux étaient particulièrement populaires chez les boutonneux en quête de rébellion : le hard rock et le grunge. Commençons par ma découverte du hard. Les Guns ‘n’ Roses étaient au faîte de leur gloire et j’aimais bien certains morceaux sur les cassettes qu’un copain me prêtait, mais ils n’avaient aucun album que je trouvais parfait de la première à la dernière chanson. Pareil pour Aerosmith qui cartonnait avec “Get a grip”. Finalement parmi les albums à succès de l’époque c’est “America’s least wanted” d’Ugly Kid Joe que je retiens le plus. Sur cette galette, pas une des 13 chansons n’est de trop. Et l’humour potache des californiens me parlait plus que l’attitude sex, drugs et dégaines improbables (bracelets, bagues, foulards, chapeaux...) des deux autres.


 

mardi 8 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #2

Je crois me souvenir que c'était en 1994, voici le premier album acheté avec mon argent de poche. Un album révolutionnaire pour l'époque, révélant un guitariste qui bouleverse les plans traditionnels de la guitare, utilisant bien souvent son instrument d'une manière tout à fait nouvelle. Les quatre musiciens en symbiose parfaite envoient du très très lourd avec une énergie et une hargne incroyables. Et une inventivité qu'on ne retrouve pas sur les albums suivants, chaque riff étant ici décliné avec d'infimes variations rendant ce disque très expressif et vivant.


 

lundi 7 décembre 2020

Les albums qui ont eu un gros impact sur moi, à tout âge #1

Je vois tourner une chaîne sur Facebook, où il est demandé de publier la pochette, sans aucune explication, des 20 albums qui ont le plus impacté notre vie. 

J’aime bien l’idée d’essayer de faire un bilan des albums qui m’ont vraiment marqués, alors que ça fait maintenant un peu plus d’un quart de siècle que je me passionne pour la musique et que ma collection physique avoisine les 1000 items. Mais hors de question pour moi de le faire sans explication. Et 20 albums ne suffiront probablement pas à couvrir ces 27 années de curiosité mélomane insatiable. On verra jusqu'où ma motivation me mènera, mais même en étant sélectif, c'est au moins 70 albums qu'il me faudrait sélectionner !

Commençons donc par le commencement. Ça devait être il y a 27 ans environ, alors que mon seul pourvoyeur de musique était la radio. Un ami de mon grand frère lui devait 50 francs et l’a indemnisé en lui donnant 2 CD : “Nobody’s Perfect” de Deep Purple et “High Voltage” d’AC/DC. Mon frère étant peu attiré par le hard rock, il m’a laissé les 2 CD, les 2 premiers de ma collection donc ! Le AC/DC m’a vite ennuyé et je l’ai revendu mais le Deep Purple, pourtant pas un album connu dans leur discographie, m’a complètement fasciné : ce côté totalement libre dans la musique avec des morceaux à rallonge, où la spontanéité de l’improvisation a toute sa place ; les prouesses équilibristes de Ian Gillan au chant, lorsqu’il part dans les aigus ; les solos virtuoses à la guitare et aux claviers...
Quand on vous parle d’un live de Deep Purple, généralement c’est “Made in Japan” qui est mentionné, souvent considéré comme un des meilleurs live de l’histoire du rock. Le hasard aura fait que c’est par un autre live, beaucoup moins connu, que j’aurai découvert ce groupe mythique aux performances époustouflantes en concert. Enregistré dans la foulée de l’album “Perfect Strangers” qui voyait le line-up le plus classique se réunir, le tracklisting irréprochable de “Nobody’s Perfect” en fait un excellent best of du Deep Purple Mark II.

 


lundi 12 février 2018

Rosie Marie

Je viens de découvrir cette chanteuse dont le premier album "Minuit" est sorti l'an dernier et c'est un coup de cœur !

Là où tant de musiciens restent sagement dans des esthétiques aux frontières délimitées et codifiées, Rosie Marie ne choisit pas entre ses influences et assume pleinement un album où cohabitent la variété, la chanson et l'art-pop. Prenez par exemple le superbe morceau piano-voix "L'oiseau", au sein d'une même phrase on pense d'abord à Véronique Sanson puis à Kate Bush ! C'est d'ailleurs ce qu'elle nous dit dans les paroles de la première chanson de l'album "Gagner la foule" : "S'il faut pour exister être conforme et lissé, très peu pour moi".

Une autre grande force de cet album, ce sont les arrangements que l'on doit au réalisateur, Meivelyan Jacquo. Chaque morceau a droit à un traitement et des idées spécifiques qui font qu'on ne s'ennuie jamais. Orchestrations (fin de "Gagner la foule", "Le temps" avec cloches et percussions dignes d'une musique d'un film épique), sons électro, climax (il y en a un magnifique dans "Le bout du monde", un des meilleurs morceaux de l'album), transpositions, voix utilisées comme des instruments (on pense alors à Camille ou Claire Diterzi) sont autant d'effets parfaitement dosés pour magnifier chacun des morceaux.



Le titre de l'album est bien choisi, puisque "Minuit" est le morceau le plus marquant. Il démarre sur des "aaah" saccadés qui constituent la trame de fond du morceau tandis que le guitariste nous souffle le chaud et le froid dans des belles dynamiques et un style qui rappelle le mythique Marc Ribot.


Vous pouvez écouter l'album "Minuit" dans son intégralité sur Bandcamp.