jeudi 28 septembre 2017

Le temps du rock psychédélique en français est enfin venu !

Je me souviens lorsque je n'étais encore qu'un jeune padawan, assoiffé de tout connaître en musique, j'avais demandé à maître MichMich "Y a-t-il eu une scène psychédélique en France dans les années 60"? Je venais de découvrir et étais fasciné par les incontournables coffrets Nuggets. Le volume II "Original Artyfacts From the British Empire and Beyond, 1964-1969" laissait apparaître des groupes hollandais, allemands, autrichiens, suédois, islandais, espagnols, tchèques, péruviens, uruguayen, brésiliens, mexicains, canadiens, australiens, néo-zélandais, japonais.. mais pas un seul groupe français !

Maître MichMich me sortit les deux albums de l'écrivain Jack-Alain Léger, l'un sous le pseudonyme  Melmoth, l'autre en tant que Dashiell Hedayat accompagné par le groupe Gong comme seuls exceptions. Il y avait aussi cette compilation : "Wizzz: Psychorama Français 66 - 71" qui loin de faire office de "mini Nuggets" français était plutôt décevante. Contrairement à ce qui se passait en Amérique ou en Angleterre, il ne s'agit pas ici de groupes qui se sont montés dans la mouvance des Beatles, mais bien de coups studios montés de toutes pièces ou de chanteurs ou chanteuses qui se raccrochaient à l'air du temps. Il n'y a sur cette compilation qu'un seul groupe, Les Fleurs de Pavot, et on apprend dans le livret qu'il s'agit en fait d'un coup commercial. On a "psychédélisé" (vêtements, pseudos, paroles, musique) un groupe déjà existant pour surfer sur la vague hippy.
Les 3/4 des artistes présents sur cette compilation sont en fait des chanteurs/chanteuses de variété à qui on a composé un morceau avec les sons de l'époque pour être dans le coup. On est donc bien loin de la créativité débordante dont témoigne une compilation comme Nuggets concernant les groupes psychédéliques ou garage américains et anglais. Dans le livret on nous explique qu'il n'y a pas vraiment eu de courant rock psychédélique en France... à l'exception de ces quelques morceaux figurant sur la compilation. Après écoute, j'en ai pour ma part conclu qu'il n'y a pas eu de rock psychédélique du tout dans les années 60 en France.


Mais mieux vaut tard que jamais, la France bourgeonne en ce moment de groupes ressuscitant le psychédélisme à leur manière, créant par là même une scène à part. Je vous invite donc à découvrir les groupes suivants qui ont jusqu'à présent retenu mon attention :

Moodoïd


La Femme
  

The Limiñanas


Santiago


Juniore


Sarah Maison

Vous pouvez participer au sondage dans la colonne de droite et me dire quel est votre groupe préféré parmi ceux-là. Mentionnez moi aussi en commentaire si vous connaissez des groupes actuels dans cette mouvance qui méritent d'être connus !...

jeudi 21 septembre 2017

Les fous du son

A travers ce pavé de 550 pages, Laurent de Wilde nous raconte les inventeurs et les inventions qui ont permis la musique électrique puis électronique. Il fait commencer son histoire à la fin du XIXème siècle avec l'invention du microphone, du phonographe, de l'ampoule et de la distribution de l'électricité. A partir des ces inventions, viennent ensuite les premières tentatives de synthèse sonore au début du XXème siècle (Telharmonium, Theremin, Ondes Martenot, Trautonium, orgue Hammond, Novachord, Solovox, Clavioline, Ondioline, Electronium, Electronic Sackbut). Puis les premiers échantillonneurs (Rhythmate, Chamberlin, Mellotron) et les pianos électriques (Fender Rhodes, Wurlitzer, Pianet, Clavinet). Dans la deuxième moitié du XXème siècle apparaissent les premiers synthétiseurs qui connaitront un succès populaire, développés par les marques Moog, ARP, EMS, Sequential circuits, E-Mu, Oberheim, Yamaha, Korg, Roland.

Laurent de Wilde est aussi bon écrivain que pianiste et cette bible est un régal à lire pour les amoureux de synthés de légende et les passionnés du son dont je fais partie. L'auteur y explique pédagogiquement la physique du son, fait découvrir des synthétiseurs extraordinaires non passés à la postérité, et raconte l'histoire et le contexte qui a amené certains grands inventeurs à la création de synthés devenus mythiques. Seul regret, que le livre ne soit pas accompagné de photos ni de sons des modèles qu'il nous décrit (voir carrément de vidéos qui répondraient directement aux deux attentes).

lundi 21 novembre 2016

Quand Fredrika Stahl s'essaie à la B.O.

Cette jeune auteur-compositrice-interprète suédoise est décidément pleine de ressources et de talents ! Après s’être fait connaître comme chanteuse de jazz vocal pour ses deux premiers albums, après un virage pop-folk pour les deux albums suivants, voilà qu’elle s’attaque maintenant à la musique de film. Et de quelle brillante manière ! Si elle en est l’unique compositrice, il y a pourtant de tout dans cette B.O. : des chansons pop, folk ou jazzy, ça on s’y attendait, mais aussi des instrumentaux qu’on aurait pu imaginer composés par Ludovico Einaudi, Danny Elfman, Thomas Newmann, Trent Reznor & Atticus Ross, soient quelques-uns des plus grands noms des compositeurs de musiques de films. Voilà une B.O. qui en plus d’accompagner parfaitement les images du film s’écoute en boucle en tant que telle.

mercredi 2 novembre 2016

In The Canopy : quand un jeune groupe français autoproduit tutoie l'excellence anglo-saxonne !


En écoutant le groupe In The Canopy pour la première fois, j'étais persuadé d'entendre la nouvelle sensation d'indie pop issue d'Angleterre, les nouveaux prodiges prêts à enthousiasmer les foules avec une musique raffinée, intelligente, ambitieuse et néanmoins accessible dans la lignée des Radiohead, Muse, Elbow et Alt-J.



Cocoricoooo ! Renseignement, pris nos 5 lascars sont en fait français. Ils n'ont pourtant rien à envier aux groupes pré-cités en terme de créativité, d'interprétation et de qualité de la production. Tout en restant dans un format pop-rock, on sent le groupe influencé par le rock progressif à travers l'utilisation des synthétiseurs, des arrangements élaborés et des ambiances planantes. La très belle voix du chanteur Joachim Müllner qui s'illustre dans un registre aiguë (peut-être l'avez-vous déjà entendu dans l'expérience The Wikisinger ?) et des chœurs extrêmement riches font partie des atouts marquants de ce groupe.



Leur premier album "Talking Monkeys", paru en avril, est une petite merveille remplie de mélodies accrocheuses à découvrir absolument ! Mais si l'aspect Art Pop de leur musique vous séduit, sachez que dans leurs deux premiers EP "Never Return" (2012) et "The Light Through The Attic" (2015) ils exploraient encore plus loin le côté progressif. Pour ma part je les ai découvert et je suis devenu fan avec l'album, mais par mon goût prononcé pour ce côté plus aventureux, ce sont les deux EP qui ont ma préférence !



mercredi 28 octobre 2015

It won't give up, it wants me dead, god damn this noise inside my head !

Aucune actualité particulière, juste envie de partager un morceau que j'adore dans une interprétation "unplugged" bluffante :

jeudi 8 mai 2014

Starlight

Alors que j'écoutais la reprise de "Starlight" par 6:33, excellentissime groupe de Métal fourre-tout façon Mr. Bungle, l'envie m'a pris de réécouter le tube original de 2001. Et là j'ai découvert le clip pour le morceau, que je n'avais jamais vu à l'époque. J'ai adoré, alors je partage pour ceux qui comme moi ne l'avaient pas encore vu :



vendredi 7 mars 2014

Pick up the phone

Alors que le groupe d'indietronica allemand The Notwist vient de sortir un nouvel album, ça me rappelle ce single qu'ils avaient sorti en 2002 que j'avais bien aimé et qui était accompagné d'une vidéo très sympa en stop motion.